samedi 31 décembre 2016

Die, 2016, die !

Bon, vu le nombre de gens que 2016 a enterrés (dans le tas, des gens dont je me fichais un peu, mais aussi pas mal de gens que j'admirais beaucoup), il est peut-être temps d'enterrer 2016 à notre tour. Bon, tout n'a pas été négatif (à mon petit niveau, entre une petite nièce toute neuve, un premier roman, de belles rencontres, j'ai pas à me plaindre) mais même de mon petit point de vue y a eu des coups de grisou (des soucis de santé chez des très proches).

Bref, il est temps d'effacer l'ardoise et de passer à autre chose. Même si les perspective ne sont pas mirobolantes et qu'elles évoquent même un trip encore plus de la même chose.

Enfin, bon réveillon à tous et à l'an prochain !

jeudi 29 décembre 2016

Mes nuits sont plus belles que vos futurs

Ce qu'il y a de bien, avec l'insomnie (faut que ça ait un côté positif, hein, sinon ce serait déprimant), c'est que la cervelle y fonctionne à plein régime sans rien pour la déranger. Parce qu'à deux heures du mat', pas de téléphone qui sonne, pas de ménage ni de vaisselle à faire (le lave-vaisselle programmé s'en charge précisément à cette heure, et passer l'aspi c'est un coup à se faire démonter la tronche à coup de tabouret ikéa par les autres habitants de la maison ligués), et donc, quand on est trop éclaté pour lire, on coupe la lumière et on laisse les neurones divaguer.

Le problème du procédé, c'est que le lendemain, en général, on a globalement tout oublié de ce à quoi on a pensé. Ou une fois bien réveillé, quand on n'a pas oublié, on a vite fait de se rendre compte que la machine à tourné à vide et n'a produit que du fumier.

Et puis des fois, on se souvient, et le truc est pas mal. Et là, au lieu de se remettre au boulot (au choix, cinq trads pour le mois prochain, des relectures diverses, compiler de vieux textes pour un éditeur qui veut en utiliser des extraits dans une antho, ou finir L'Île de Peter dont j'ai promis le manuscrit pour dans… oh putain, douze jours) on noircit des pages de notes.

Là, en deux heures, j'ai brossé tout un contexte d'univers de SF et un personnage principal qui me semble vachement original et intéressant. J'ai pas la moindre idée à ce stade de l'histoire qui pourra aller avec, mais y a déjà suffisamment de matériel pour pouvoir remonter le récit comme un petit singe à ressort qui joue des cymbales, le lancer et voir dans quelle direction il m'emmène, sans doute un roman à la John Varley.

Bon, faut vraiment pas que je fasse ça trop souvent, par contre : un fichier de notes de ce genre, après, c'est un an de taf pour l'exploiter correctement, donc pas la peine d'enchaîner les nuits blanches, j'aurai jamais assez de toute ma vie pour produire les bouquins qui iraient avec, et en plus j'ai une petite mine, ce matin. J'ai sans doute trop creusé…

mercredi 21 décembre 2016

Le livre des rêves

C'est quand je suis tendu (quelqu'un a eu des soucis de santé assez lourds dans la famille, donc là ouais, j'ai été grave tendu) que je fais le plus de rêves idiots, quand j'arrive à dormir. Mais quand je parle de rêves idiots alors là c'est du  complètement con, d'une absurdité foncière qui me confond au réveil, des choses auxquelles je n'arrive même pas à trouver un sens aux détails les plus triviaux.

Là, par exemple, j'ai rêvé d''une ancienne collègue avec laquelle j'ai bossé y a des années, et à qui je n'avais pas repensé depuis bien longtemps. C'était quelqu'un que j'appréciais, un peu fofolle, une personne rigolote avec laquelle j'ai eu plaisir à travailler.

Dans mon rêve, je découvrais qu'en fait, quand elle n'était pas au boulot, elle écrivait des bouquins. Et que c'était elle, Preston Child. C'est là que ça devient absurde. Dans la réalité, je crois que j'ai jamais lu de ma vie un bouquin de Preston Child. Dans mon rêve, j'avais l'air de connaître, de savoir que c'était du polar. Le rêve se déroulait dans mon ancien quartier, celui où je n'habite plus depuis trente ans, qui a énormément changé depuis, mais qui là était conforme à ce qu'il était quand j'étais môme. On s'est posés dans ce bar qui n'existe plus, on a causé bouquins, je me suis réveillé.

Et le rêve m'a poursuivi, en fait. Je me triturais les méninges. Je ne voyais pas la collègue en question écrire quoi que ce soit, et surtout pas du polar. J'ai été vérifier d'ailleurs si ce Preston Child écrivait bien du polar, du coup. Pour découvrir qu'en fait c'étaient deux mecs, comme Boileau et Narcejac. J'ai jamais lu leurs bouquins. Je crois même n'en avoir jamais tenu entre les pattes. Alors pourquoi est-ce que je rêve de leur travail ? Ça n'a aucun putain de sens !

Y a des gens ici qui lisent ça ? C'est bien, ça vaut le coup ? C'est mon inconscient qui essaie de me dire que je passe à côté d'un truc, ou bien ma cervelle pédale complètement dans la choucroute moisie, là ?

jeudi 15 décembre 2016

Le complot (ou quand le sot montre la Lune, le sage regarde dans les tuyaux)

C'est assez épatant, le nombre de théories du complot qui visent la conquête spatiale, et plus particulièrement la Nasa. Entre les tenants de la Terre Plate, ceux de l'Univers Electrique dans lequel la gravité n'existe pas, la vieille histoire selon laquelle Neil Armstrong ne serait jamais allé sur la Lune, les dissimulations de preuves extraterrestres orbitale, lunaires ou martiennes, on se demande pourquoi cette déjà vénérable institution s'en prend autant dans la gueule.

Et puis, fort heureusement, Donald Trump nous donne la réponse avec l'absence de subtilité qui le caractérise. Merci, Donald.

Car il a annoncé à la Nasa qu'elle avait mieux à faire que de perdre du temps avec des recherches sur le climat. C'est astucieux, hein ? On conteste les résultats des recherches et ensuite, sous prétexte que c'est contesté, on essaie d'empêcher la recherche d'obtenir des résultats. (Notons que la mère Pécresse essaie de nous faire la même sur les recherches sur le genre, sous prétexte de Manif pour Tous, mais en fait parce que les statistiques genrées mettent au jour tout un tas de turpitudes de notre société en matière de violences réelles et symboliques faites aux femmes)

Eh ouais, la Nasa a accès au ciel, et elle est donc la mieux placée pour obtenir des mesures précises du réchauffement de l'atmosphère, des océans et de la fonde de la banquise. Donc renvoyons la Nasa à ses chères études, mais de préférence à d'autres. Et nommons des pétroliers à tous les postes clés.

En une époque où tout le monde se revendique "antisystème", c'est assez rigolo de noter que "pétrole" n'est jamais cité dans le système à combattre. La plupart de nos "antisystème" roulent en belles bagnoles et prennent souvent l'avion. Le système circulatoire de leur univers charrie un flot noir d'hydrocarbures. On nous enfume avec des histoires d'or et d'argent, mais le vrai sujet, c'est depuis un siècle l'or noir. Et c'est un système en bout de course, qui se convulse et crève en essayant d'entraîner tout le monde avec lui.

Et la Nasa, qui est à la pointe des recherches sur le réchauffement (et qui en plus à le front de faire voler l'essentiel de ses machins à l'hydrogènes et plus généralement avec des carburants autres que les dérivés de pétrole, ce qui ajoute la blessure à l'insulte), doit donc être décrédibilisée au max.

Or qui sont les plus gros propagateurs de théories du complot, de nos jours ? En dehors des catho-droitistes obsédés de la quéquette des autres, il y a l'extrême droite viriliste, amatrices de gros flingues et de grosses bagnoles comme symbole de "liberté", et le monde arabo-musulman (et irano-musulman) qui produit le pétrole,  et se retrouve empêtré dans des crises à répétition.

Décrédibiliser tous ceux qui menace de leur enlever leurs joujoux ou leur seul outil de poids géopolitique devient donc urgent. Et donc, on répand les pires âneries sur la Nasa. (dernier avatar en date de la pression pétrolière, les gens qui ont tenté de nous faire croire que le pic de pollution à Paris était dû aux centrales à charbon allemandes, et ont tenté de balayer d'un revers de main les photos et mesures par satellite qui démontraient le contraire).

Posez-vous donc la question en faisant le plein : en dehors des taxes qui alimentent les caisses de l'état, qui financez-vous ?

mardi 13 décembre 2016

Trou Defective (saison 2)

Ayant passé pas mal de temps dans le train depuis une dizaine de jours, j'ai eu l'occasion, comme j'en parlais dernièrement, de regarder la série True Detective*, produite et écrite par Nic Pizzolatto, un auteur de polar dont j'ai un des bouquins sur ma pile depuis des mois.

Tout le monde m'avait dit que la saison un était super. Et que la saison deux était pourrie.

Je viens de m'enfiler les deux (huit épisodes chaque), et j'ai été enthousiasmé par la saison un. Scénario, acteurs, photographie, cadrage, tout y était épatant. Une enquête bien poisseuse sur un tueur en série jouissant au moins de complicités haut placées, le tout dans l'ambiance moite des bayous de Louisiane. Avec une charge malsaine qui la faisait flirter avec le fantastique, sans jamais franchir la ligne. Exercice brillant, donc. Auquel il était difficile de livrer une suite sans se planter.

Sauf que la saison 2 n'est pas une suite, et emprunte complètement d'autres chemins, justement pour éviter cet écueil. Ce que m'évoque la seconde, c'est un remake contemporain de L.A. Confidential. Des flics esquintés par la vie et borderline se retrouvent pour des raisons diverses à enquêter sur un fait divers en apparence anodin mais qui, dans une ville aussi corrompue que l'est Vinci en Californie, a des ramifications dans tous les sens. Toute la hiérarchie municipale a des intérêts dans l'affaire, tout comme le crime organisé local. Turpitudes et grosses magouilles remontent à la surface, que certains sont prêts à tout pour étouffer.

Nouveau cadre, nouvelle manière de filmer, d'éclairer et de cadrer. S'il y a de très beaux plans, ils ne m'ont pas impressionné comme certains de la saison précédente. Les acteurs sont bien. Les personnages aussi. Torturés très différemment, quand on les compare aux deux protagonistes de la première enquête, construits sur d'autres archétypes. La différence majeure, c'est qu'ils sont plus nombreux. Là où on avait deux personnages principaux travaillant en tandem, ici il y en a quatre, dont certains ne se croisent quasiment jamais, ce qui modifie très profondément la narration. Elle devient forcément plus classique.

Les correspondances, du coup, sont plus discrètes. Les très belles vues aériennes semblent à première vue un peu gratuites. Mais pourtant, elles créent une sorte de lien, les échangeurs d'autoroute devenant comme des glyphes occultes et contournés renvoyant aux sculptures de branches omniprésentes dans la saison un, mais suffisamment différentes par nature pour appuyer le fait que les forces souterraines à l'œuvre dans la région de Los Angeles ne sont pas les mêmes que celles qu'on devinait sur la côte de Louisiane. L'image de l'écheveau aux énigmatiques connexions demeure.

Si les ouragans destructeurs étaient l'arrière-plan de la première enquête, leur souvenir rythmant les recherches d'archives disparues et de lieux jamais reconstruits, les émeutes raciales sont l'évènement eschatologique fondateur de la seconde.

Le rapport au sexe, à la paternité et à la maternité y sont explorés selon des modalités différentes aussi. Les transmissions générationnelles n'y sont pas du même ordre. Mais là aussi, on voit un schéma subtil se détacher, celui de relations conflictuelles, de pertes de divers ordres, d'incapacités à communiquer sur ce qui est le plus important.

Et dans les deux saisons, on a les gens qui rament en bas de l'échelle qui commencent à s'interroger sur les petites saletés et les petits crimes entre amis d'aristocraties locales décadentes. Sur le fond, les deux saisons se répondent, et sur la forme elles cultivent leurs différences. Les scènes de fusillades de la seconde sont bien plus spectaculaires, Los Angeles oblige. L'enquête de la première entraîne ses protagonistes dans des régions plus philosophiques et plus cérébrales. La corruption n'est pas du même ordre, ni au même niveau. Et les portes de sortie, quand elles existent, ne sont pas les mêmes.

Alors oui, la première saison m'aura beaucoup plus impressionné. Mais ce n'est pas une raison pour savater la seconde comme elle a été savatée. Je la trouve d'autant plus intéressante qu'elle est très différente. C'est cette différence qui aura désarçonné ses spectateurs, je pense. Il aurait fallu qu'ils la prennent comme un objet séparé. En tant que telle, elle fonctionne très bien. En tant qu'élément d'une séquence, elle fonctionne différemment. Mais pas moins bien. La série explore des liens occultes, il est dommage que ceux qui existaient entre les deux saisons n'aient pas été remarqués.




*Oui, je suis souvent retardataire sur ce genre de trucs, ça n'a rien de neuf

jeudi 8 décembre 2016

Trou defective

Bon, mon passage sur Bordeaux fut bref, mais intense.

Seule ombre à la journée : on m'avait filé un billet de première classe, et je me suis retrouvé avec un vieux qui lisait l'Equipe en poussant de gros soupirs. Je ne sais pas si vous savez, mais les gens qui lisent l'Equipe dès le matin, ça me fait flipper grave. C'est pas naturel. Ça a un côté vraiment malsain, je trouve. Même pas le matin, d'ailleurs. C'est un peu comme un mec de Daesh, un buveur de Red Bull ou un type qui se taillade la bite au rasoir, on peut pas avoir de valeurs communes avec des gens comme ça. Du coup, j'ai fini le voyage à la voiture bar, c'était plus prudent, pour le repos de mon âme.

Le reste de la journée fut très sympathique, et merci encore à la Zone du Dehors d'avoir accueilli mes vaticinations.

J'ai profité du voyage de retour pour rattraper (un peu) mon retard en séries TV en avançant dans True Detective. Très impressionné par le travail du cadre et des lumières, d'ailleurs (les acteurs, je savais d'avance qu'ils seraient bons).

dimanche 4 décembre 2016


Et dire que j'aurais pu avoir le Nobel

Ah, déceptions que nous inflige un monde cruel, par le truchement des plus sympathiques coups de mains.

J'étais convié comme vous le savez sans doute à une animation autour de Lovecraft. Y participait également un auteur qui, quand il n'écrit pas des bouquins, bosse dans la physique des particules. Comme j'ai le ciboulot qui surchauffe non stop, j'ai forcément, vous vous en doutez, tout un tas de foultitudes de théories qui me trottent dans les neurones, mais que je manque de l'équipement et, osons le dire, du niveau en maths pour valider ou infirmer. Il me fallait donc un spécialiste pour répondre à quelques questions. Comme j'en avais un sous la main (je lui avais demandé auparavant par mail si ça ne l'embêtait pas de m'éclairer, ce qu'il avait fort aimablement accepté), j'ai dévoilé mes batteries.

Bon, à moins qu'il soit fourbe et qu'il garde ma piste pour lui, je me suis fourvoyé. Les perturbations du champs scalaire de Higgs au passage des particules "massives" ne se propagent pour ce qu'on en sait qu'à des distances infinitésimales et ne sont pas cumulatives. Certes, la crème de l'élite des physiciens n'y comprend pas encore tout, mais en l'état mon bel édifice conceptuel s'effondre comme un château de cartes un jour de rhume des foins.

C'est con, parce que j'avais une idée qui aurait pu révolutionner tout un tas de trucs. Les gens auraient parlé de moi avec respect et j'aurais été en Suède toucher un Nobel.

Caramba, encore raté.

samedi 3 décembre 2016

Dessert qui tue

Il vous reste une galette pour fajitas et vous n'avez plus de bidoche et de poivrons ? Qu'à cela ne tienne, voilà un petit dessert vite fait bien fait qui vous fera péter le compte de calories et vous permettra d'adresser un gros doigt métaphorique aux docteurs Dukon et consorts.

Tartiner un peu de beurre, saupoudrez de cassonade, et mettez une barre de chocolat (ou deux).

Dans un récipient à part, délayez deux cuillers à soupe d'ovomaltine et deux cuillers à soupe de lait en poudre dans l'équivalent une cuiller à soupe d'eau bouillante.

Nappez vos barres de chocolat avec la patouille obtenue.

Repliez votre galette.

Passez trente secondes au micro-onde.

Enjoy.

Miracle de Noël

Dans la série "ça paye d'être raisonnable", je trainais mes bottes dans une librairie qui vend de l'occase et de la vieillerie, comme ça m'arrive souvent. Mon regard a été attiré par un recueil d'un illustrateur de la Belle Epoque que j'apprécie. Mais le prix du truc était dissuasif. Pas si élevé que ça, ceci dit, mais pas raisonnable en ce moment. En octobre, je l'aurais pris sans hésister, par exemple. Au prix d'un effort de volonté qui m'emplit d'une fierté sans borne, tel le pochetron qui repose une bouteille sans en dépuceler le goulot, j'ai reposé le bouquin.

Et j'ai continué à fureter.

Et dans un bac, j'ai déniché pour même pas une poignée d'Euros un exemplaire des Chants de Guerre et de Mort, de Robert E. Howard. Bouquin que je n'avais eu qu'une fois entre les mains en vingt ans, et qui est à peu près introuvable. Et que j'ai eu pour rien. (bon, c'était pas l'édition illustrée, mais même l'autre est rare)

J'aurais pris le recueil de Robida (oui, c'était du Robida, vous imaginez l'effort que ça a été de le reposer), je serais allé payer tout de suite et j'aurais pris mes cliques et mes claques. Mais là, du fait que j'ai été raisonnable, j'ai pu dénicher cette perle.

Je suis content, du coup.

vendredi 2 décembre 2016

Da Rohonczi Code

C'est sans doute assez idiot, mais je me passionne en ce moment pour l'iconographie du Codex Rohonczi. Moins connu que le Manuscrit Voynich, c'est un de ces bouquins dont le texte a longtemps résisté à toute lecture (dans les deux cas, on a proposé des traductions assez prosaïques, que les aficionados des secrets et mystères rejettent parce que comme souvent, la solution du mystère est inférieure au mystère lui-même) (c'est ce que j'appelle le "Principe de Felt", du nom du clampin médiocre entré dans l'histoire sous le nom de "Gorge Profonde").

C'est de ce truc là que je vais parler


Bref, tel quel, le Codex découvert en Hongrie est probablement une Histoire Sainte écrite dans un dialecte archaïque du roumain, avec un alphabet qui n'en est pas un (150 caractères, quand même) et date du XVIe siècle (mais est peut-être une copie d'un ouvrage plus ancien). Pour le coup, sans les illustrations à base d'auréoles, d'ailes d'anges, de mitres épiscopales et de crucifixions, on pourrait se croire face à un manuscrit lovecraftien. Et entre autres anomalies, les édifices sont souvent surplombés de croissants de lune, ce qui pourrait indiquer une occupation turque de la région où a été produit le bouquin.

Et parlons en, de ces illustrations. C'est très curieux. Elles sont d'une naïveté assez touchante, je trouve, mais demeurent quand même très expressives. Alors qu'au Moyen-Âge, les communautés de moines avaient poussé très haut l'art de l'enluminure, on sent bien que l'anonyme auteur de ces dessins avait ces modèles en tête, mais pas sous les yeux. Et qu'il n'avait peut-être pas le niveau pour transcender ses souvenirs. Son travail relevait-il d'une petite communauté sans moyens ? Il y a eu pas mal de bogomiles et autres mouvement hérétiques dans le coin, et plusieurs alphabets liturgiques dont le plus connu est le glagolitique dont certaines formes ne sont pas si éloignées que ça de ce qu'on a dans le codex.

Voilà un bouquin qui pose question, qui représente un de ces menus mystères que j'affectionne et qui a son charme, graphiquement…













jeudi 1 décembre 2016

Saturday Night Terror

Un petit générique, à chanter sur l'air de La Croisière s'Amuse :

Lovecraft, exciting and new
Come aboard. We're expecting you.
Lovecraft, fear's strangest reward.
Let it flow, it floats back to you.

The Lovecraft soon will be making another run
The Lovecraft promises madness for everyone
Set a course for insanity, your mind on a new abyss.

And Lovecraft will hurt anyone
It's an open mouth on a ghastly shore.
It's Lovecraft!
Welcome abord
It's Lovecraft!

Et tout ça pour annoncer ce samedi une grande soirée Lovecraft, à partir de 17 heures au Gibert de Barbes, 13-15 Boulevard Barbes, Paris 18.

Seront présents, outre votre serviteur, les excellents Raphael Granier de Cassagnac, Nicolas Fructus et peut-être Thomas Day, tout ça pour causer Contrées du Rêve, tentacules et indicibilités diverses (oui, il y a beaucoup d'actes d'indicibilité, chez Lovecraft).