samedi 30 avril 2011

La classe, on vous dit !

C'est quand même le weekend people de luxe, cette semaine, avec le fils de la Didi qui se marie et la béatification de Jean-Popaul, le pape qui guérissait le communisme par imposition des mains. Ça laisse plus beaucoup de place à des vraies infos, ça.

Tenez, la pauvre Mélanie Laurent ne supporte plus que des gens disent du mal d'elle sur internet. Elle a bien raison, c'est très méchant de dire du mal. Je vais la rassurer tout de suite, et je vous prends, chers lecteurs, à témoins : je n'ai jamais dit du mal de Mélanie Laurent sur ce blog. Il faut dire que j'aurais été bien en peine de le faire, vu que jusqu'à aujourd'hui, j'ignorais même qui était cette brave dame et je n'en avais jamais même entendu parler. Mais elle devrait se méfier de ce genre de déclarations séguélastiques, ça a tendance à provoquer l'effet exactement inverse de celui qu'on recherche, et beaucoup de gens trouvent ça pas classe. En tout cas, elle a déclaré "Internet, c'est une ouverture sur la haine". Vous, je ne sais pas, mais moi, je trouve ça très beau, au moins beau comme du Frédéric Lefebvre. Bon, au moins, avec ça, elle va peut-être réussir à créer du buzz et à devenir connue. (oui, je sais, il parait qu'elle va faire Monsieur Loyal au Festival de Cannes, mais bon, le Festival de Cannes, c'est un peu comme Roland Garros, je sais que je n'échapperai pas au palmarès chaque fois que j'allumerai la radio, mais je sais aussi que, s'il en sort quelque chose de bien, il y a dans mon entourage des gens de goût qui me préviendront).

Après, l'autre info du ouikende, c'était le football. Il parait qu'il y a plus de beurs que de mal dans les équipe, et ils veulent y mettre bon ordre. Moi, je dis, noirs, beurs, blanc ou n'importe quoi d'autre, ce serait quand même pas mal qu'ils mettent des mecs un peu intelligent, avec un peu de bon sens, de dignité, de classe. Ça changerait. Bon, ça veut dire arrêter de mettre des footballeurs dans les équipes, en gros, mais faut ce qu'il faut. Le salut de la civilisation est à ce prix. J'ai encore vu une pub à la télé qui donnait à penser que le football, c'est mal parce qu'il y a des connards qui regardent. Mettons des joueurs intelligents, et les connards cesseront de regarder, c'est mathématique. Et si les supporters frustrés veulent se défouler, il suffira de les envoyer en Afghanistan, ça fera la blague et ça résoudra deux problèmes en un. Me remerciez pas.

Alors voilà, je trouve que le mariage de l'autre jour a montré que les Anglais ont toujours le sens de la classe absolue, eux. Comme le montre l'étonnant document ci-après, preuve absolue que le monde est tellement plus beau quand on y ajoute la petite touche bif.

vendredi 29 avril 2011

Katemania

"Mariage du siècle." Sauf qu'il y a trente ans, c'était déjà un "mariage du siècle". Les gens ont la mémoire si courte qu'une génération devient la nouvelle unité de mesure, et est promue au rang de siècle.

Mais allumer la télé pendant que je faisais ma popote m'a permis de voir une brochette de chapeaux telle qu'on n'en voit jamais de ce côté-ci de la Manche. Et voir Elton John chanter des cantiques, j'y peux rien, mais ça me fait marrer.

La question, c'est : est-ce que ça fait de moi un des deux milliards de personnes censés être devant leur télé ? Comment ont-ils calculé ce chiffre ? à partir de quel sondage, de quel savant calcul ? Est-ce que ça compte les gens qui regardent la totalité du truc, ou aussi les gens qui vont boire l'apéro dans un café où il y a une télé au coin ? Et puis il y a quand même pas mal de gens qui bossent à cette heure. Encore des chiffres bidonnés.

mercredi 27 avril 2011

Le téléphone maison, il va beaucoup moins bien marcher comme ça, forcément…

Ah, je suis encore dans 20 Minutes, le quotidien gratuit. Cette fois-ci, c'est pour causer en passant de Thor, qui s'est fait cinématographier, là. Je l'ai mis en couve de mon dernier bouquin, le Hijo de Odin, alors forcément, je dois passer pour un spécialiste.

Et puis au détour du truc, il y a un autre article, beaucoup plus intéressant (parce que moi, franchement, Nikolavitch qui cause dans le journal, ça ne m'apprend que des trucs que je sais déjà, sauf cas de coquille marrante du journaliste, et là, y a pas de coquille). Donc, le reste du journal parlait de plein de trucs, et entre autres de l'arrêt des grandes oreilles du programme Seti.

Mais si, vous connaissez Seti, c'est le programme de recherche de signaux radio émis par des formes de vie extraterrestres et intelligentes. Faute de budget, les Américains ont coupé le biniou. Donc pas de bol, si on veut des messages venus du ciel, il faut se retourner vers Ben Sixtine (vous savez, l'Allemand qui habite à Rome et qui a une tête à jouer les méchants dans Star Wars), et c'est vachement moins bien : ses messages, on les connait déjà et ils ne sont pas très rigolos.

Faut dire qu'il a une antenne balaise juste devant chez lui

Donc, y a plus. Sous prétexte que c'est pas très utile (bon, quand on voit à quoi servent certains budgets, aux USA comme ailleurs, on est en droit de se dire "Séti qui dit qui y est". Combien va coûter l'extension de Roland Garros, par exemple, hein ?). Les aliens ont loupé le coche s'ils avaient quelque chose à nous dire. Espérons que ce qu'ils avaient à nous dire n'était pas trop important, du coup.


En fait, si vous n'avez pas reçu de signaux radio,
c'est qu'on préfère le télégraphe à l'ancienne

mardi 26 avril 2011

Happy birthday !

Wow, vingt-cinq ans déjà ! Il a tout d'une grande, le désastre de Tchernobyl. Ce qui fait tout naturellement du 26 avril la fête des moutons à cinq pattes.

Ah, Tchernobyl. Un quart de siècle. C'est comme si c'était hier, pourtant. Rien n'a changé, des nuages radioactifs se baladent autour de la planète et EDF nous dit que tout va bien, que ça ne pourrait pas arriver chez nous, malgré les normes inadaptées et le recours systématique à de la sous-traitance peu qualifiée et mal payée. Il manque plus que Madelin. On ne l'entend pas beaucoup, Madelin. C'est curieux, ça, quand même. On se marre bien, pourtant, quand la Madelin vient nous servir à bobards.

Mais c'est aussi les 78 ans de la Gestapo. Non, aucun rapport avec Madelin. Ou bien. Non. On va dire que non. Bon, la Gestapo, on ne va pas lui souhaiter joyeux anniversaire, ça ne se fait pas chez les gens bien.

lundi 25 avril 2011

Traversée du désert

Comme ce week-end, j'ai eu du monde à la maison, j'ai pas des masses bossé. Ça arrive. Tapé un chapitre d'un nouveau bouquin, relu une traduction, et c'est à peu près tout. Et puis, cet après-midi, j'ai pondu une notule sur Dune.

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Opération Tempête du Désert

Dune, c'est quand quand même un truc sur lequel je reviens souvent, une saga que j'ai lue plusieurs fois. Et dès que sort un truc qui tourne autour, je vais au moins jeter un œil. Bon, pas forcément les séquelles lourdaudes et commerciales commises par le fils de l'auteur et son tâcheron favori, mais tout ce qui a été adaptations TV, filmiques ou jeu, j'ai au moins testé. Et puis c'est une saga qui m'a souvent inspiré dans mon propre travail. Et comme, justement, pour le boulot, il faut que je revienne dessus sous peu (pour un chapitre d'un bouquin en projet, vous affolez pas, ça sortira pas tout de suite), forcément je cogite et je reviens une fois encore sur le petit monde de Paul Atréides, des Harkonnen et consorts.

Et donc, je me suis fendu d'un petit article, tout petit, une note, pour Superpouvoir.com, forum de référence en matière de comic books et autres gâteries pop-culturelles sur lequel il m'arrive de commettre analyses au débotté et calembours foireux. Cet article est déjà le quatrième consacré à ce vaste sujet. Alors je me suis dit que je vous donnerai les liens ici même, si ça vous intéresse :

Première partie, dans laquelle j'expliquais ce qui m'avait gonflé d'emblée dans l'exploitation a posteriori du filon. Ça faisait quelques temps que je n'avais pas relu le truc, mais j'avais tenté la trilogie Avant Dune, je m'étais arrêté en route, j'avais fait quelques recherches pour voir jusqu'où les mecs étaient allés, et ça m'avait énervé.

Deuxième partie, où je donnais ma propre analyse de certains éléments de la série, entre autres son faux manichéisme, toujours en réaction aux réinterprétations foireuses du dynamique duo des continuateurs.

Troisième partie
, où j'explorais certains aspects paradoxaux de ce qui est devenu l'esthétique Dune.

Et la quatrième partie, celle d'aujourd'hui, dans laquelle je m'amuse d'un contresens courant à propos de Dune.

Voilà voilà. Si vous êtes fans de Dune, ou de SF en général, ça pourra peut-être vous intéresser. Sinon, vous risquez de voir ça comme du branlottage geekesque de concepts zarbis, ce en quoi vous n'auriez pas forcément tort non plus. Mais bon.

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Et il faut dire que sans Dune, on n'aurait jamais eu droit à Sting en slip de l'espace,
ça aurait été dommage, quand même

samedi 23 avril 2011

Le boulot me poursuit même en rêve

J'ai rêvé de Warren Ellis, la nuit dernière. Ça doit être rapport au fait que j'ai commencé à bosser sur le bouquin Ellis aux Moutons Electriques, que je dois co-signer avec divers complices.

J'étais dans le patelin en Angleterre où j'étais allé passer quelques jours l'année dernière. En fait, c'est de l'autre côté de l'embouchure de la tamise, par rapport au patelin où vit Ellis. Alors j'étais au bord de la plage, et je papotais avec John, le sympathique patron de l'auberge, et je lui disais "tu vois, John, tu vois cette ligne bleue, au Nord ? Eh bien Warren Ellis habite là". Et il me fait "formidable. Si tu veux aller le voir, j'ai ma barque pour la pêche au fish and chips, je te la prête".

Et donc je prends la barque et j'y vais à la rame. Sauf qu'au bout de la Tamise, il y a un rail maritime (dans mon rêve, en tout cas. En vrai j'en sais rien, mais il me semble qu'il y a du passage, ouais), et forcément, je me retrouve à slalomer entre des tankers géants, des cargos et tout qui foncent sans regarder. Je manque de me faire écrabouiller dix fois puis je tombe sur un Bobby qui fait la circulation, dans une espèce de tonneau accroché à une bouée. Et me voyant coincé, il arrête les bateaux et me fait passer.

Du coup, j'arrive de l'autre côté, je me renseigne au pub, et me voilà chez Warren Ellis, mais je devais faire la queue dans la salle d'attente pour le voir. Et je patiente en lisant des vieux comics biflandais, des Dan Dare et des trucs comme ça. Puis Ellis sort de son bureau, et me fait "c'est l'heure que j'aille bouffer, prends un ticket".

Et puis je me suis réveillé.

Ça plane pour mon compteur geiger



Il parait que la racine du cannabis fixe les métaux radioactifs. Et donc des gens bien intentionnés proposent de planter du cannabis tout autour de Tchernobyl et Fukushima pour capturer la contamination. Et après, quand la plante a bien tout capté, il n'y a plus qu'à l'incinérer, si j'ai tout bien compris.

C'est pas beau, ça ?

Bon, le souci, c'est que ça doit être incinéré en conditions contrôlées, et que la cendre doit-être traitée comme des déchets nucléaires.

Et que sinon, ça marche aussi avec le colza et le tournesol.

Mais quand même, ça doit être pas mal, ça sur un CV : "incinérateur de cannabis radioactif". J'imagine bien un Peter Parker jamaïcain, là, man, tu vois. Voire des trucs encore plus extrêmes à faire trembler babylone, man. à faire trembler babylone.

jeudi 21 avril 2011

Mais pourquoi ?

En remettant de l'ordre dans ma boite mail, je suis tombé sur cet échange édifiant entre moi et un collègue que nous appellerons Jérôme Doubleuwé pour respecter son anonymat :

Moi :
dans le métro, il y a un de ces panneaux avec une nana dessinée qui s’est mangée la vitre du panneau. Rupture du quatrième mur, gnagnamescouilles, tout ça, le truc était marrant. Il m’a fallu quatre ou cinq expositions à la chose pour piger pour quoi c’était une pub. Et deux jours plus tard, je serais bien en peine de de dire si c’était pour Fanta ou pour Orangina (et comme je ne bois ni l’un ni l’autre....)

Un autre pote (c'était un mail groupé) :
Oui mais toi, tu ne regardes pas la TV.

moi :
La TV n’arriverait pas à me pousser à boire du Fanta sans nécessité vitale. Une boisson avec des bulles, mais sans alcool, c’est quand même un sérieux contresens, à mes yeux.

Jérôme Doubleuwé :
C'est marrant, c'est justement une pub pour Fanta sans bulles. Ce qui, pour moi, n'a pas de sens : un soda sans bulles, c'est quoi ? Le plaisir de la chiasse sans celui du pétillant. Trop zarbi, comme concept.

Moi :
Ah ouais ? Donc ça reste ultra chimique sans l'excuse des bulles ? Très con en effet.

Jérôme Doubleuwé :
Ben je suppose, en fait j'ai pas eu l'idée de goûter. Mais sinon, en quoi ce serait du Fanta ? Ce serait à la rigueur de l'Oasis.
J'ai goûté le Fanta Light, par contre. Et j'ai été assez étonné, ça attaque pas autant les boyaux que le Fanta normal. C'est peut-être juste une histoire de sucre ?

moi :
Je pense que c'est plus compliqué : faute de vrai sucre, ils doivent aussi baisser l'acidité du produit, que l'édulcorant masque moins.


Jérôme Doubleuwé :
....

.... Putain. Cette discussion date de deux jours, et c'est seulement
maintenant, parce que j'ai vu un truc à la télé qui m'y a fait penser,
que je me souviens que Fanta est, à la base, le Coca des Nazis, et que
j'aurais pu faire une blague là-dessus. Je vieillis.

Et là, la conversation s'est arrêtée. Jérôme n'a jamais voulu nous expliquer pourquoi Fanta c'était un Coca Nazi (rien que le concept est à se chier dessus, quoi, merde !). Pourquoi c'est du Coca Nazi ? Pourquoi ? La question me taraude.

(Oui, je fais un spécial coca nazi parce qu'on est le 21 avril) (en fait non, j'ai pas fait exprès, mais ça tombe bien malgré tout)

mercredi 20 avril 2011

Connard, le printemps

Alors oui, je sais, le printemps, c'est le petits oiseaux, les jours qui rallongent et les jupes qui raccourcissent, c'est vrai. Mais le printemps, c'est aussi le rhume des foins, là ça me file une voix à la John Merrick, c'est absolument affreux. Je devrais même dire "z'est abzolubent avreux", pour vous situer l'étendue des dégâts.

Comme tout ceci me met d'excellente humeur, comme vous vous en doutez, je me dis que si la musique adoucit les mœurs, elle peut adoucir mon hu-mœurs au passage, hein. Et qui de plus qualifié pour ce faire que le grand Johann Sebastian Bach, ici dans une réorchestration qui... Que j'aime bien, na.


mardi 19 avril 2011

Trop une star dans mon cagibi

Alors que je me reposais de mes émotions fabriquaged'étagèresàbouquinesques en regardant le premier épisode de Trône de Fer en série TV (c'est pas mal du tout, d'ailleurs), le téléphone a sonné. C'était un journaliste de 20 Minutes, et pas le même que l'autre fois, qui voulait m'interviewer pour que je parle de mon bouquin. Alors j'ai parlé de mon bouquin, vous pensez bien. Mais si, vous voyez duquel bouquin je parle, Mythe & Super-Héros, un ouvrage tellement en avance sur son temps qu'il est déjà dans la plupart des librairies alors qu'il ne sort que le 28. Quand je fais dans l'avant-première mondiale, je le fais pas à moitié, moi. Grâce à moi, vous êtes tous des apifiouves !

Et puis après, je me suis remis au boulot à traduire des trucs et des machins, parce que la gloire et les étagères, c'est bien gentil, mais ça remplit pas le frigo.

dimanche 17 avril 2011

Nettoyage de printemps (bis)

Bon, ça fait deux jours que j'ai commencé à mettre de l'ordre dans mon bureau, parce qu'il avait un petit côté Nyarlathotep*. J'exploite au maximum les recoins entre les étagères existantes et les angles, quitte à me découper des planches sur mesure pour vraiment profiter du moindre espace. Ça ressemble un peu plus à quelque chose, du coup. Et puis j'ai fait un tri dans les CDs de sauvegarde, les logiciels périmés, les trucs plus compatibles avec rien. Et dans les magazines empilés dans un coin. Quel merdier. Mais bon, des collections entières de bouquins redeviennent accessibles, c'est un vrai bonheur.

Et puis pour les lecteurs de Mythe & Super-Héros, excellent opuscule signé par moi et d'ores et déjà disponible dans les meilleures librairies, si j'en crois mes agents infiltrés, j'ai posté sur superpouvoir.com les morceaux de l'iconographie qui n'avaient pas été retenus pour la maquette finale**.

Après toutes ces émotions, je viens de recevoir le Geek Mag d'avril, avec un dossier spécial super-héros, pour lequel Monsieur Lainé et moi-même avons servi de consultants experts, et sommes du coup abondamment cités. Dommage qu'ils n'aient pas mis les couves des bouquins quelque part dans le mag, ça aurait été bien. Mais c'est rigolo en tout cas.




*Le chaos rampant, pour ceux qui ne sont pas accoutumés à l'indicible
** C'est la maquette finale, illustrons et demain, ce bouquin qu'est de la balle, édifiera les copains

jeudi 14 avril 2011

Faut pas

Chaque fois que je mets la télé à une heure de grande écoute, je le regrette quasi instantanément. Là, par exemple, je suis directement tombé sur la pub. Coup sur coup, deux pubs pour des produits soi-disant anti cholestérol, dans un style infantilisant et surtout bien anxiogène "mon papa a eu un accident cardiaque à cause du cholestérol, alors ça m'a donné à réfléchir, vous pensez", "quand vous cuisinez au beurre, le cholestérol vous regarde en ricanant". Alors primo, il faut savoir que de récentes études ont démontré que les Oméga-3 c'était pas si miraculeux que ça. Secundo, faire suivre ces pubs écrites par des marchands de trouille par une pub pour une barre chocolatée et une pub pour une bagnole (eh oui, la marche à pied fait autant pour la prévention des accidents cardiaques que toute un palette de margarine estampillée anti cholestérol) (et aux gens qui me prétendent que la bagnole fait gagner du temps, essayez de calculer un jour le nombre d'heures mensuelles que vous passez à travailler pour payer les traites de la bagnole, le parking, son essence et son assurance et on en reparlera) c'est du grand n'importe quoi, c'est la preuve qu'il s'agit de commerce pur, d'affichage, et pas d'une vraie volonté de faire baisser les statistiques des problèmes cardio-vasculaires.

Bref, je devrais pas mettre la télé quand ils passent ce genre de pubs. Ça m'énerve trop. C'est mauvais pour le coeur, ça de trop s'énerver pour des conneries.

Tiens, je vais me resservir une tranche de ce petit fromage de chèvre de producteur acheté l'autre jour sur le marché. Je sais pas s'il est bon pour le cholestérol, mais au moins, lui, il me fera rire le ventre. Bonape à tous !

mardi 12 avril 2011

Nettoyage de printemps

J'ai remis un peu à jour mon vieux site perso, et il était temps parce que ça faisait bien deux ans que je n'y avais pas remis le nez. C'était tout moisi, les araignées tissaient leurs toiles et les infos étaient plus périmées qu'un yaourt oublié pendant une année sabbatique.

Bon, les travaux ne sont pas terminés, mais ça commence à reprendre forme. (par contre, j'ai changé de logiciel d'édition HTML, et le nouveau est bien casse roubignoles, parfois, et il a fallu que je retrouve les codes FTP, etc.).

Et sinon, bon anniversaire à Youri Gagarine. Enfin, à son vol spatial il y a un demi-siècle (ça ne nous rajeunit pas, tiens).

lundi 11 avril 2011

Verdammte !

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Tiens, j'aimerais bien que mon éditeur me prévienne, quand mes bouquins* sortent en Allemagne, juste pour le principe. Là, je viens de l'apprendre par hasard et par voie de presse (enfin, par voie de gougueule). Je savais qu'une traduction était prévue aux Pays-Bas (je ne sais pas si elle est sortie, d'ailleurs), mais pas en Allemagne. C'est pour le mois de juin, si j'ai tout bien compris.

Enfin vous voilà prévenus.

(Kreuzfahrer, ça sonne pas mal, d'ailleurs. Tout à fait le genre de truc qu'on a envie d'entendre quand on est menotté au radiateur)


*enfin, je dis mes bouquins, mais ce sont aussi ceux d'Izu et de Zhang Xiaoyu, bien entendu.

Le Gba de Schrödinger

Ne nous voilons pas la face, d'ailleurs c'est interdit depuis ce matin, mais la situation en Côte d'Ivoire est devenue encore plus complexe du fait qu'elle semble avoir été réglée. En effet, cet après-midi, selon la chaîne de télé qu'on regardait, voire l'heure où on la regardait, ce sont soit les troupes françaises, soit les troupes du nouveau président qui avaient arrêté Laurent Gbagbo. Abidjan était devenue une boite de Schrödinger géante : qui avait arrêté Gbagbo ? La question avait en effet son importance. Si c'étaient les troupes ex-rebelles et néo-légitimistes qui avaient mis la main au collet de l'ex accroché à son fauteuil, tout n'était qu'une affaire interne au pays. Si c'étaient les forces spéciales bien de chez nous, c'était l'ancien colonisateur qui se mêlait du processus électoral et là, ça devenait un peu compliqué au niveau diplomatique, vu qu'aucun mandat ne permettait à la France de monter ce genre d'opération.*

Bon, d'après des déclarations alambiquées faites par des gens sur place, il semblerait que non, la France n'ait pas participé à l'arrestation. Juste au pilonnage et à l'appui de l'assaut, puis à l'encerclement de la cible, pour ensuite s'écarter et laisser des Ivoiriens mener l'interpellation. Au prix de contorsions acrobatiques, la morale internationale est sauve. On a eu chaud. Heureusement que comme Sinistre des Affaires Etrangères on a un mec qui a été prof d'éthique en politique, quand même. Merci à lui.


*Bien entendu, tout ça c'est au moment où j'écris ces lignes. Il est fort probable qu'une version officielle se décante dans les prochaines heures.

samedi 9 avril 2011

Beautés du monde moderne

Un ami m'a fait découvrir un véritable joyau visuel, de la confiture pour le petit pervers de l'esthétique que je suis. C'est un clip vidéo qui résume à lui tout seul tout un pan de la discipline.

Allez, je le balance, on commentera après.



Voilà, c'est fait. Au départ, je m'étais contenté de renvoyer le lien à quelques copains triés sur le volet. La réaction de Jay W. a été tout à fait encourageante. Son mail commençait par "C'est un de ces cas où j'ai moitié envie de te traiter, et moitié envie de te remercier." Alors je me suis dit qu'il fallait que je fasse découvrir à d'autres gens, que je me livre à un peu de prosélytisme.

Il faut dire que le mélange d'esthétique années 80* de la chose et de style téléfilm d'heroïc fantasy pour ménagère de moins de cinquante ans a quelque chose de fascinant. Comme du Army of Lovers au premier degré, pour situer. Comme un Cüneyt Arkin avec du budget. Comme la scorie d'une charrette de programmes achetés au poids par M6 dont le directeur de la programmation ne saurait que foutre et la balancerait en début d'après-midi sur W9 la mort dans l'âme. Je ne sais pas exactement qui sont ces gens ni de quand exactement date cette merveille, mais il va falloir que j'enquête**.

Le mot "beau" ne vient pas immédiatement à l'esprit, il n'est probablement pas tout à fait approprié. Et pourtant, pourtant, je perçois dans ce clip une véritable volonté de bien faire, une vraie cohérence esthétique, la patte de quelqu'un qui savait très précisément ce qu'il voulait obtenir, et s'est démené pour l'avoir, et ne s'est pas arrêté avant de l'avoir exactement eu comme il voulait. C'est la marque d'un vrai auteur, quoi. Je suis totalement admiratif.



*oui, je sais, ayant grandi dans les années 80, je suis bien placé pour savoir que "esthétique" et "années 80" sont deux notions qui ne se recoupent pas absolument, mais bon, comme je le disais, nous sommes dans un cas où le vocabulaire courant montre ses limites.

**Vérification faite, il prépare une trilogie, ce garçon. J'en bave d'avance. Et il faut impérativement qu'il se mette aux vampires, aussi. Il peut éclater Twillight sur une jambe et les yeux bandés***.

***Et, cela va sans dire, j'espère qu'il y aura des cosplayers de ça à Japan Expo cette année.

Atmosphère électrique

Dans mon rêve de cette nuit, j'étais dans un avions de tourisme et on avait des problèmes pour atterrir. Le pilote était descendu en marche pour des raisons non précisées, et il ne restait plus que moi et Anthony Hopkins dans l'habitacle. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, de me mater un film pendant qu'il gérerait la situation. J'ai regardé par le hublot, et la minuscule piste d'atterrissage était coincé entre deux voies ferrées et une autoroute, avec des caténaires et des lignes à haute tension dans tous les sens.

Hopkins fit un passage, puis un autre, sans arriver même à approcher la piste (alors que les lignes à 10.000 volts, il les rasait de près). J'ai hésité à descendre en marche comme le pilote, et puis finalement j'ai décidé de mettre le film sur le petit écran, derrière le siège de Hopkins. Sur l'écran, BHL était en train de faire du kung-fu, déguisé en gladiateur d'opérette, avec une jupette en lanières argentées assez moche. Il éclatait des figurants dans une boite de nuit branchée, ça ressemblait à une rediff d'un Paris Dernière ou d'une émission dans le genre. Puis il s'est tourné vers l'écran et a dit que c'est comme ça qu'on battrait le méchant Kadhafi, et qu'il fallait tous traverser la mer pour aller lui casser la gueule. J'ai coupé la télé et je me suis remis au hublot, c'était moins atterrant.

Hopkins m'a dit qu'il avait confiance, que dans les films, c'est le mec qui a les couilles de tenter l'impossible qui y arrivait. J'ai été tenté de lui répondre qu'on n'était pas dans un film et qu'il ferait mieux de regarder devant lui. Mais son regard était encore plus paniqué que le mien, alors j'ai juste éructé un "ouais, z'avez bien raison…"

N'arrivant pas à atteindre la piste, l'avion tentait de se poser sur l'autoroute, en slalomant entre les pylones, les panneaux et les camions. N'y tenant plus, j'ai sauté sur le bas côté, j'ai trouvé un arrêt de bus et j'ai attendu, en regardant l'avion tournoyer, tenter un atterrissage sur le toit d'un entrepôt, puis d'un semi-remorque.

Puis le bus est arrivé, j'ai pris un ticket, et je me suis réveillé.

vendredi 8 avril 2011

Autres temps, autres moeurs


J'ai comme dans l'idée que certains paradigmes ont évolué en ce qui concerne la diététique infantile. Mais bon, j'aime bien l'idée de se nourrir à la bière. C'est riche en vitamines B et tout et tout, théoriquement. C'est digeste. Ça fait pétiller la vie.

Et d'un autre côté, je me prends à regretter qu'il n'y ait plus de chocothons comme celui auquel appelle l'affiche ci-dessus. Mais bon, il est vrai que, Côte d'Ivoire étant le principal producteur de chocolat, mieux vaut peut-être attendre que ça se calme un peu là-bas avant d'encourager à nouveau à la consommation. Le chocolat, en ce moment, il sent un peu la viande.

Ouais... Arrêtons le chocolat. Les écolos nous le disent : il faut consommer local. Mieux vaut donc se remettre à la bière, la preuve est faite.

Et puis par ce temps, une bière bien fraîche, c'est quand même mieux qu'un chocolat chaud.

jeudi 7 avril 2011

Erreur tactique

Bon, je viens de tenter une expérience. Et je confirme, le sandwich guacamole-échalote-jambon, c'est pas terrible. Ça m'apprendra à faire les fonds de frigo quand j'ai la flemme de cuisiner.

mardi 5 avril 2011

Le mythe du surhomme, la peur du sursinge, l'oubli du crâne d'œuf de l'UMP

Ha ha ha ! Enfin reçu mon petit colis avec mes exemplaires de Mythe & super-héros, excellent ouvrage signé par moi qui sera mis en vente ce mois-ci dans toutes les bonnes librairies et peut-être même quelques autres. Au passage, c'est l'occasion d'écouter ici une intervention de mon estimable éditeur, André-François Ruaud, des Moutons Electriques. C'est pas souvent qu'on dit autant de trucs gentils sur moi comme ça, alors ça m'émeut. (Uriel, s'il te plait, avant de proférer des saloperies, là, essaie de respecter la magie du moment, quoi, merde).

Par ailleurs, c'est aussi aujourd'hui que j'ai appris, sur un blog connu consacré aux arts séquentiels, qu'Edmond Tourriol avait peur de King Kong quand il était petit. Cette nouvelle me heurte au plus profond de mon être. Comment peut-on avoir peur de King Kong, qui était l'être le plus cool de l'univers ? Il faisait du catch avec des tyrannosaures, putain ! Des foutus T-Rex qu'il mettait par terre en leur faisant des clés de bras comme qui rigole ! Edmond, sache-le, cette révélation a brisé quelque chose entre nous, là. Ça ne pourra plus jamais être pareil. C'est au moins le Requiem pour un Kong, là, je ne sais pas.


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King Kong tentant héroïquement d'empêcher les attentats du 11 septembre

Ah, et sinon, dans le cadre du débat sur la laïcité, je me dois de préciser que j'en veux beaucoup à l'école laïque et républicaine de n'avoir pas su résister au lobby cathocrate et de m'avoir obligé à manger du poisson tous les vendredis où j'avais cantine (alors que le vendredi, sur le marché, y a un monsieur qui fait un tartare de cheval extra, c'est vachement meilleur que les poissecailles, moi je dis). Et sur ce sujet douloureux, je trouve qu'on en l'entends pas beaucoup, le monsieur Copé.

Bon sang, je m'en remets quand même pas. Moi qui croyais qu'Edmond n'avait peur de rien. C'est un mythe qui s'effondre.

lundi 4 avril 2011

Ça pête de partout !

Ne nous voilons pas la face (en plus, ça va bientôt être interdit), mais entre les massacres en Côte d'Ivoire (attribués au camp soutenu par la France, oups), le bordel en Libye qui devient de plus en plus indémerdable, la centrale au Japon où là, pour le coup, c'est Benny Hill à tous les étages (genre on arrose le réacteur de flotte pendant dix jours, et après on fait mine de se demander "mais d'où sort cette eau radioactive qui coule partout, là ?") et Raffarin qui appelle les gens de droite à jouer collectif avec le Président (Président qui, quand il n'était encore que Sinistre, le jouait pas du tout collectif avec le Raffarin), je dois dire que la semaine commence sur les chapeaux de roue. Voire que le monde travaille sérieusement du chapeau de roue. Au moins.

Pour nous remonter le moral, je vais donc essayer de voir plus loin que ça, et surtout plus haut. Bon, c'est une aventure que j'aurai probablement jamais les moyens de me payer, mais le tourisme spatial privé, c'est un pas de plus vers un univers de SF. C'est déjà ça, non ?




(Bon, en théorie, c'est une vidéo sur le vaisseau spatial de Virgin, mais le site de partage vidéo de la BBC est en flash, alors ça prend des plombes à afficher)

vendredi 1 avril 2011

Jour de poisson

Au moyen-âge, les moines avaient le droit de manger du castor* le vendredi, parce que comme ça vivait dans l'eau, c'était techniquement du poisson. Oui, les sciences naturelles n'étaient pas ultra développées à l'époque, et j'espère que le Seigneur, dans Son infinie miséricorde, leur aura pardonné cette grossière ignorance des catégories de Son ineffable Création.

Plus proche de nous, un règlement de je ne sais plus quelle corporation nordiste interdisait (il y a un siècle ou deux) de donner plus d'une fois ou deux par semaine du saumon à manger aux ouvriers. C'était avant que le saumon fumé soit considéré comme un aliment classe, à une époque où nos rivières étaient suffisamment peu polluées pour que le bestiau soit hyper courant, et considéré comme un aliment de pauvres.

Les temps changent.

Et le plus beau, dans ces deux anecdotes, c'est qu'elles ne sont ni l'une ni l'autre des poissons.







*j'en profite pour signaler à certains de mes collègues traducteurs que traduire "castor oil" par "huile de castor", c'est mériter mon pied dans le fondement. Et je chausse du 47. Ce que l'anglosaxonnie appelle "castor oil", c'est l'huile de ricin, tas de gros nuls. Vous mériteriez d'en avaler un litre, tiens.