dimanche 28 février 2010

Hop, un petit bout de Crusades au passage



Histoire de vous faire baver un peu en attendant septembre, hein ?

Et histoire de, je rappelle que ce magnifique album s'intitulera La Porte d'Hermès, qu'il sortira aux Humanoïdes Associés, par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu.

samedi 27 février 2010

Déprimant

Bon, je vois que la campagne des Régionales est lancée, et que ça vole déjà bien bas. L'avantage, c'est que ceux qui n'étaient pas encore au courant vont bientôt tout savoir des errements extrêmedroitistes de Madelin, Devedjian et consorts*. C'est clair que je n'échangerais pas un baril de passé trotskiste contre deux de ces lascars. Le plus drôle, c'est qu'un de leur collègue met ça sur le compte de la jeunesse. Il n'a pas tort. C'est pour ça que, de nos jours, on multiplie les lois contre les jeunes. Sale engeance, les jeunes. Ça commence facho, ça finit ultralibéral. C'est bien la preuve qu'aucune rédemption n'est jamais possible, allez, au trou !

Ah...

En fait, je m'aperçois que même les fachos, c'était plus rigolo du temps des singes nazis :





*hop, je sors ma carte spéciale anti procès en diffamation, "c'est pas moi qui le dis, c'est le journal"

jeudi 25 février 2010

The curse of the weréac !

J'avais une idée de personnage, comme ça.

Un type normal, peut-être même sympathique.

Et puis quand vient la pleine lune, la tuile, il se transforme en mec de droite. Horrible.

On l'appellerait le fi-garou.

lundi 22 février 2010

Là, d'accord !

Tout de suite, c'est plus punchy comme ça :





Mais bon, attendons la version féminine dans la choucroute pour nous prononcer.

Demain, le MOOOOOONDE !!!!!!!

Vous saviez peut-être, vous qui suivez religieusement ce blog où je déverse quasi journellement mes états d'âme et autres vaticinations, que Crusades sortait dans les plats pays très prochainement. Alors voilà, en avril, Le Spectre aux Yeux d'Argent inondera le marché néerlandophone (je ne sais pas encore sous quel titre, mais ce sera chez Daedalus, en Belgique, confondez-pas avec l'éditeur américain de trucs sadomasos).

Plus fort encore, j'apprends que Tengu-Do sort en Indonésie ! Ça m'épate, ça, pour le coup. Mais ça fait carrément plaisir !

Allez, Champomy pour tout le monde !

samedi 20 février 2010

Who is the man who risks the mind of his brother man ?

Bon, je sais, je vous ai tous fait chier avec les histoires sur Alphaville hier.

J'expie dans la poussière et la cendre en me flagellant avec des orties. Mais tant qu'à verser dans un trip nostalgique, autant repartir vers la pure funkitude des années 70, quitte à l'updater un peu pour coller au monde tel qu'il tourne à présent, si peu funky soit-il.




Voilà, c'est pas spécialement nouveau, mais j'y peux rien, c'est un trip que j'aime bien.

vendredi 19 février 2010

Ça streame grave

Bon, maintenant, il y a des sites de streaming légaux qui permettent d'écouter de la musique en ligne sans bourse délier (et qui, par contre, facturent le téléchargement, un business model qui n'est pas idiot). Belle innovation qui permet de découvrir ou redécouvrir plein de trucs sans avoir au ventre la peur de voir débarquer les gabelous hadopistes, la bave aux lèvres et l'oeil injecté, toutes matraques dehors. Donc tout roule.

Mais en fait, c'est mal.

C'est horrible.

C'est même parfaitement honteux.

Je vous explique. Je me suis connecté à un de ces sites pour écouter de la musique pendant que je bossais. J'ai grenouillé un peu dedans, regardant comment ça marchait, puis j'ai mis le bidule en tache de fond, remettant le nez dedans de temps en temps quand je faisais une pause dans mon travail. Un morceau entrainait une question, genre "tiens, qu'est-il devenu, lui, d'ailleurs ?" ou "oh, sur cette compile, je dois pouvoir trouver ça, non ?" Et insidieusement, la programmation est partie vers les années 80. Et je lançais un truc, et je me remettais au boulot, et à la pause suivante, je cliquais un lien interne avant de me remettre à l'ouvrage, et...

Et je viens de passer une heure à écouter du Alphaville.

Je me sens légèrement sale.

En fait, j'aimais bien Alphaville, quand j'avais l'âge de mes mômes. Je n'en avais pas réécouté depuis bien un quart de siècle. Le souvenir s'était éloigné avec le temps, avait un peu pris de patine. Et là, une heure à fredonner des trucs dont je m'aperçois, avec l'âge, que c'est vraiment symptomatique de tout ce qui était odieux à l'époque, du synthé poussif aux boites à rythme sans imagination. Tout ça par la faute de ce foutu truc de streaming qui met ce genre de truc librement à la disposition de tous !

Brrrrr...

Il a fallu que je me fasse vingt bonnes minutes de techno nazie pour me sortir ce sirop de la tête.

Je ne suis pas toujours d'accord avec Johan Sfar, et c'est rien de le dire. Mais il a dit dernièrement "la nostalgie, c'est quelque chose d'un peu dégueulasse". Et là, je suis forcé d'admettre qu'il a raison.

Quand je vous dis que je me sens sale.






(bon, ça aurait pu être pire, j'aurais pu scotcher sur du Simply Red ou du Gold. mais bon, quoi, être d'accord avec Sfar... Je ne me reconnais plus)

jeudi 18 février 2010

Le point trad de Février

En cours de traduction, le Darkness tome 2, auquel je me suis remis. J'enchaîne avec Kickass tome 2.

Je viens de boucler encore du Star Wars (un Clone Wars et du Classic de chez Marvel) et le début d'Image United. Autant dire que ça ne chôme pas.

Plus deux rééditions prévues, dont je dois renvoyer les anciennes trads, plus d'infos bientôt.

Déjà dans les bacs : le Swamp Thing d'Alan Moore, avec un épisode pas réédité depuis des années, et The Boys tome 5, un spécial Onze Septembre. Il y a aussi en kiosque un numéro spécial des X-Men avec Wolverine à Chinatown, un What If dans une collection genre Marvel Heroes hors série, ou Icons, et les habituelles Chroniques de Spawn.


Et au rayon des choses à sortir, le Black Kiss d'Howard Chaykin est annoncé pour bientôt. C'est une traduction de ma pomme (un bonheur à faire), mais âmes sensibles, s'abstenir. C'est pour fin mars, accrochez-vous à vos slips !

mercredi 17 février 2010

Fly me to the moon

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Hop, deux petits extraits de Fly me to the Moon, mon prochain album avec Marc Botta, à sortir dans l'année chez La Cafetière.

mardi 16 février 2010

Ça plane pour moi (ou presque)

Dans mon rêve de cette nuit, Alan Moore était de passage dans mon quartier. On est allés se boire un café (il aromatisait le sien avec un truc zarbi qu'il tirait d'un compartiment secret dans le pommeau de sa canne), puis on est partis sur le quai. Là, il m'a appris un secret de lévitation, et en fait c'était tout simple et j'ai décollé, voletant avec extase au-dessus de la Seine.

Hélas, mon champ lévitatoire avait embarqué le gros chien très con des gens du bout de la rue, et l'animal s'est mis à nager dans l'air pour me rattraper. Ça a brisé ma concentration et je suis tombé dans une barge de boue d'épandage qui passait sur le fleuve. Le temps que je rejoigne la rive à la nage, et que je retrouve mon chemin car le courant m'avait emporté jusqu'au Confluent, puis que je sème le clebs dans les petites rues, Alan était parti, totalement navré par ma performance.


"C'est pourtant pas compliqué, p'tit con !"

Et je me suis réveillé.

Je me refuse à creuser la symbolique de tout ceci.

lundi 15 février 2010

Plus près des étoiles

Tiens, je viens d'apprendre que George Smoot venait s'installer en France pour bosser à Paris-Diderot. Une fuite des cerveaux à l'envers. Parce que (son nom ne l'indique pas) il est Américain jusqu'aux oreilles. C'est Eric Besson qui doit être content de voir des étrangers venir jusque dans nos labos non pas pour égorger nos fils et nos compagnes mais pour titiller de la particule.

En fait, je m'aperçois que vous ne savez peut-être pas qui est George Smoot. Mais c'est juste parce que vous êtes des incultes lamentables ou peut-être aussi parce que la cosmologie ne vous intéresse guère. Raison de plus pour vous conseiller la lecture de son petit ouvrage, Les Rides du Temps, publié il y a quelques années en Champs Flammarion. Loin d'un traité d'astrophysique (mais M. Smoot est un brillant astrophysicien), c'est le récit d'une belle aventure humaine, celle de la première cartographie du rayonnement de fond cosmologique. Vous vous rappelez peut-être des images du satellite COBE, attendez, je dois avoir ça quelque part...

Voilà :

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Vous allez rire, mais c'est une photo de l'univers alors qu'il n'était âgé que de 300.000 ans. C'est fou ce qu'il ressemble à ses parents, d'ailleurs, mais je m'éloigne du sujet.

Bon, ben c'était lui, en tout cas. George Smoot. Et ça lui a valu le Nobel. Nobel qui lui vaut d'être recruté ici dans un laboratoire Astroparticules et Cosmologie. Du pointu, quoi. Et son bouquin est plutôt un récit de galères techniques et historiques, de bricolages honteux destinés à enfin créer et satelliser l'instrument qui a relevé les images ci-dessus. Il a mis plus de vingt ans. Il a squatté des avions de la CIA, tenté des trucs avec des ballons, squatté les satellites des autres. Ce bouquin est génial, c'est aux antipodes de la science fulgurance, c'est le récit d'une obsession maniaque qui finit par payer dans un domaine relativement abscons (mais il explique très bien le machin, ceci dit).

Alors voilà, je voulais juste souhaiter la bienvenue à ce monsieur. Ça me semblait la chose à faire.


Les rides du temps

samedi 13 février 2010

Le dernier salon où l'on cause


Hop, un petit extrait de Crusades, tome 2, La Porte d'Hermès, à sortir en septembre prochain aux Humanoïdes Associés, avec aux manettes Alex Nikolavitch (c'est à dire moi), Izu (c'est à dire un autre type) et Zhang Xiaoyu (c'est à dire un Chinois). (Bon, il est tout à fait possible que vous ayez déjà parfaitement conscience de l'identité des auteurs de cette géniale série d'Historic-Fantasy, mais vous savez ce que c'est, c'est pour les stats google. Il paraît qu'en dehors des tarés qui arrivent ici en tapant "cochon qui bande" ou "fulchibar" dans leur moteur de recherche (mais "plein le slip" et "ta gueule à la récré" on fait une entrée remarquée dans les stats), il y a quand même des gens qui viennent ici pour en savoir plus sur Crusades (à prononcer, si j'en crois la radio jurassienne "crouzadèsse !"), d'où réitération du casting, parce que bon, voilà quoi.

Bon, je retourne faire mon électricité, moi. C'est pas tout ça, mais mes prises électriques, si je les raccorde pas, elles vont beaucoup moins bien marcher comme ça, hein, forcément.

vendredi 12 février 2010

Send in the clowns

Oh putain, j'avais pas fait gaffe, mais en allumant la radio ce matin, je me suis retrouvé noyé dedans au débotté. Les Jeux Olympiques d'Hiver ! Ils sont de retour ! Déjà !

Merde... Ah ouais, quatre ans déjà depuis les précédents. Ça veut dire aussi que la Coupe du Monde de Foot arrive aussi à grands pas. Pfff... Ça s'annonce bien, cette année 2010, en fait. C'est pas avec ça que je vais rallumer la télé, tiens. Mais les paris sont ouverts : combien de morts sur le bord des pistes ? Combien de scandales de dopage ? Combien d'incidents diplomatiques ? Voilà où est le vrai spectacle.

Ah, et faut pas que j'oublie de me renseigner sur les horaires des compétitions de curling, aussi, par pur vice. Le curling, j'adore. De la pétanque en bullet-time scénographiée par Andrew Blake, forcément, je ne peux qu'adhérer au concept.

Bon, ça veut dire aussi que je dois acheter un programme télé. Ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années. Ou au moins prendre le temps de le feuilleter chez le marchand de journaux. Ce qui veut dire sortir de chez moi pour aller au marchand de journaux. Et depuis que les deux bureaux de tabac du coin font plus les journaux à part le Parisien, ben c'est loin, le marchand de journaux, faut aller à la gare et aux bonnes heures, encore.

Trop dur, la vie, des fois.

jeudi 11 février 2010

Comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer Bollywood




Parce que c'est vrai, quoi, un crossover Superman-Spidergirl chanté et dansé on peut toujours se brosser avant que Sony et Warner nous le proposent. Surtout avec un Luke Cage indien (si si, vers 4 minutes 15, il y est), rien que le concept me redonne foi en l'avenir de l'humanité.

mercredi 10 février 2010

Little Brother is Watching You

Ça a l'air bien, cette loi Lopsi qu'ils nous préparent. Très sécurisant... Pour les petits vieux qui ne se servent pas d'Internet, ou juste pour prendre leurs billets de train et commander du gâteau de riz chez l'épicier qui livre directement. Pour le reste, on durcit les peines pour des trucs déjà condamnés (genre les agressions de petits vieux, mais le problème n'est même pas d'envoyer le coupable en prison, la plupart du temps c'est d'attraper le coupable, et c'est pas avec des mouchards sur les PC qu'on attrape les voleurs de sac à main, en général) et on tente une belle escroquerie intellectuelle en faisant passer la vidéo-surveillance pour de la "vidéo-protection".

Ça, c'est beau. Parce que je ne vois pas de quoi une caméra me protège. Le type qui veut m'agresser, il m'agressera quand même. Au pire, il cherchera l'angle mort avant. Mais s'il veut attaquer, il attaquera. Le seul truc que permettra la caméra, dans le meilleur des cas, c'est de savoir a posteriori quelle tête avait le mec. à condition que quelqu'un se donne la peine de revoir les bandes. Parce que voilà, c'est bien joli, mais tout ça repose sur l'enregistrement systématique de tout, ce qui noie d'office le signifiant dans plein de banalité. Les génies qui tentent d'imposer la "vidéo-protection" n'ont visiblement jamais entendu parler de théorie de l'information ni de rapport signal-bruit. C'est la faille de toutes ces conneries : dès lors qu'on veut fliquer tout le monde, alors il faut que tout le monde soit flic. Et si tout le monde est flic (et bon, les récents appels à la délation donnent à penser que c'est l'objectif), alors il faut des flics pour fliquer les flics. Et ainsi de suite. Et les flics, c'est un peu comme les Auvergnats, si vous voyez ce que je veux dire.

On est dans une usine à gaz ingérable qu'on tente de nous vendre comme un moyen de protéger les gens (justement, il serait temps qu'on protège nos enfants des descentes de police et des gardes à vue), mais en privatisant tout le bazar, de manière à en faire supporter le coût à la collectivité sans lui laisser de droit de regard dessus. Un beau fromage pour les sociétés qui vendent ce genre de services.

Va sérieusement falloir songer à les virer, le petit psychopathe et sa bande d'escrocs. Il y a des élections bientôt. Vous savez ce qui vous reste à faire, les mecs.

mardi 9 février 2010

à nous de vous faire préférer la marche à pieds

Je ne sais pas à quoi ça tient, mais chaque fois que je pose mon cul dans un train, depuis dix jours, il y a un incident majeur, un retard, une annulation, un problème d'affichage qui fait qu'il ne va pas dans la direction prévue, etc...

Au départ, je me disais que je souffrais juste d'une attaque de scoumoune comme d'autres ont des retours d'amibes ou de paludisme. Mais en fait, vérification faite, je ne suis pas le seul à être pris dans un maelstrom de bordel ferroviaire. Et si la Ligne A a gagné ces derniers temps une sinistre réputation, je dois dire que même les autres sont touchées et que j'y ai les mêmes emmerdes. Du genre pas d'affichage et le monsieur qui annonce les trains non seulement ne coupe pas Balavoine, ce qui rend son message inaudible, mais en plus ne précise pas le quai sur lequel doit arriver le train dont il parle. Forcément, ça complique.

Et les problèmes d'affichage sont de plus en plus fréquents, partout. C'est à se demander si leur informatique suit, en fait. Le réseau Ile de France est tellement complexe et intriqué que si ça se trouve, l'ordinateur ne suit plus. Ou alors il a été attaqué par un quelconque lobby libéralo-voituriste. Ou alors ceux qui le gèrent sont juste de gros baltringues.

Allez savoir, tiens.

lundi 8 février 2010

C'est du lourd

Travail sans loisir fait de Niko un triste sire, c'est bien connu. Et donc, de temps en temps, entre deux pages de script ou de traduction, il faut bien que je souffle. Et là, je me suis regardé quelques vieux matches de sumo.

J'avais un peu décroché du sumo, depuis quelques années. En fait, depuis la mise à la retraite de Musashimaru. Musashimaru, pour situer, c'est un peu Philippe Seguin qui aurait fait de la salle de muscu. Une espèce de colosse hawaïen et velu devenu la terreur du dohyo et, accessoirement, un yokozuna. Mais curieusement, le match qui m'a le plus impressionné avec ce gars-là est un match qu'il avait perdu, et que j'avais vu à l'époque, en 2001. Musashimaru était opposé à Takanohana, un autre yokozuna, issu d'une dynastie de rikishis réputés. Takanohana s'était bousillé le genou peu de temps auparavant. Il avait un gros strapping et ne pouvait prendre appui que sur son autre jambe. Il a eu du mal, mais il a quand même mis Musashimaru par terre, au cours d'un match marathon qui avait duré près de 17 secondes (en sumo, c'est long). Un véritable exploit (il dut aller à Paris se faire réparer le genou très peu de temps après, d'ailleurs).

Je me revoyais donc des matches de cette période, très impressionnants. Et puis je me suis dit "mais que sont-ils devenus ?"

"Et là, c'est le drame."

Qu'ils soient devenus entraineurs tous les deux est normal. Mais ce que je viens de découvrir, c'est que Musashimaru a épousé une prof de hula-hoop. Et là, la question me vrille la tête, lancinante : est-ce que c'est UNE prof de hula-hoop, ou SA prof de hula-hoop ? Parce que je visualise la chose, là, le colosse velu tombant amoureux de sa prof de hula-hoop à force de la voir tous les vendredi soir au cours organisé par la MJC locale. Et là, j'avale mon café de travers, fatalement (et en plus j'ai en parallèle des remontées frèrecoheno-timrobbinsesques).

Genre gaspe.

Du coup, j'ai essayé de rattraper mon retard en sumo. J'ai découvert Asashoryu, un yokuzuna mongol qui a pris sa retraite ces jours-ci. Affaire de drogue, de tabassage de gens, de tirauflanquisme caractérisé... Il me plait déjà. Je regrette de ne pas avoir plus suivi le sumo, du coup, ces dernières années.

samedi 6 février 2010

Le banquier n'est PAS votre ami (air connu)

La Crise, vous vous souvenez ? Ça devait entraîner la moralisation du secteur bancaire. On en rigole encore. C'est l'histoire du scorpion qui traverse la rivière, ça. Enfin...

Bon, comme tout le monde, je suis bien obligé d'avoir un compte en banque. Et les banques, je m'en méfie pis que de la peste. Parce que la peste, on peut en guérir, Monsieur Fleming (celui de la pénicilline, pas celui de James Bond) y a pourvu. Alors que la banque, c'est un peu moins certain, déjà.

Donc, j'ai un compte en banque, dans un établissement qu'on appellera Kesdèpe pour les besoins de la démonstration. Jusqu'alors, je n'avais pas trop eu à m'en plaindre. En plus de dix ans, juste deux incidents à la con dûs (officiellement) à des fausses manipes de grouillots et de stagiaires. Le reste du temps, on me pompait sur les frais de dépassement quand je dépassais, mais ça faisait partie du jeu. Je préférais payer mes chèques un peu plus cher, mais qu'ils passent quand même.

L'externalisation du traitement des chèques, j'avais trouvé ça d'une connerie somptueuse. Mais bon, on est à une époque managériale, où la connerie somptueuse est de règle (j'ai vu des boites couler, comme ça, suite à des décisions d'externalisation dont tout le monde disait qu'elles allaient planter l'entreprise, mais dont le manager encravaté nous disait que c'était la seule solution raisonnable).

De toute façon, ces conneries là, ce sont des histoires de pognon. Leur métier, aux banques. Donc bon. Ouais, ça fait partie du jeu.

Là où ça pue, c'est quand les banquiers jouent dans une autre cour, celle du flicage non financier.

Une autre banque, dont je ne suis plus client depuis plus de quinze ans, mais qui avait fait parler d'elle lors d'une affaire assez célèbre impliquant un marchand de Tapie, a dernièrement livré un sans papiers aux sbires de ce ministre qui évoque subtilement par sa politique certain chef-lieu de la Mayenne. La banque c'était fait flic garant de la chasse générale aux immigrés. Vous voyez le genre, ça pue bien.

Eh bien la Kesdèpe semble donner dans le genre. Il paraît qu'il faut mettre à jour les dossiers clientèle. Avec des justificatifs de domicile... Mais aussi (oh, ce n'est pas dit comme ça, mais Dieu que c'est transparent) de nationalité. Ce petit courrier que j'ai reçu m'a bien agacé. Mon dossier, il est à jour : la preuve en est, j'ai reçu le courrier, avec mon relevé de compte, donc tout ce qui concerne les moyens de me localiser est déjà mis en fiches chez eux. Quant à mes papiers d'identité, on me les a demandés quand j'ai été retirer un chéquier. C'était l'occasion de comparer avec la fiche client.

Mais non, il faut être sûr. Il faut demander au client de faire la preuve de sa conformité nationalistique. D'autant que de nos jours, l'administration, une fois n'est pas coutume, est prête à admettre ses erreurs... Dans l'attribution de la nationalité française. D'où des questionnaires très sympathiques comme celui que j'ai eu à remplir pour renouveler ma carte d'identité : "pourquoi êtes-vous Français ?"

La culture française est (ou devrait être) un des éléments de l'identité nationale. Ma question du jour est donc destiné à Monsieur Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, de Brède : Comment peut-on être Français ?

vendredi 5 février 2010

Mouk mouk

Vous savez probablement ce que c'est qu'un Alpha Male. Le Alpha Male, dans une meute, c'est ce qu'on appelle le mâle dominant, le boss, le capo. C'est le plus super viril que les autres ils ont peur de lui et lui laissent les gonzesses. Ça existe chez les loups, les chiens, les chimpanzés et semble-t-il, les hommes. Le Alpha Male n'a pas forcément grand-chose de plus que les autres, à par le fait d'être reconnu comme tel par les autres. C'est comme ça qu'un nain inculte peut devenir président, par exemple. Il a juste besoin d'être Alpha Male ou d'arriver à le faire croire. C'est quasi magique.

Bon, c'est simple, en fait, ce truc de Alpha Male.

Ce qui l'est moins, c'est ce que j'ai vu au cul du camion. Pardon, sur le côté du camion. Enfin bref. Ça m'a plongé dans des abîmes de perplexité, en tout cas. C'était un gros camion, un trente tonne qui fait peur, genre un peu Alpha Bahut sur les bords, quoi.

Et sur le côté du camion, il y avait la raison sociale de l'entreprise de transports. Et c'était "Alpha Trans." Et là, comment dire... J'essaie d'imaginer la meute qui va avec, celle dont le Alpha Male est pas tout à fait Male ou un peu entre les deux. Ça fait un peu flipper.

Ah, et l'autre jour, j'ai vu passer un camion de l'entreprise Sauron. Ça m'a fait marrer aussi. Je me demande ce qu'il transportait. Des Hobbits sans papiers, peut-être. Allez savoir.

jeudi 4 février 2010

Informez les troupes que le Seigneur Vador vient d'arriver


Hop, un petit extrait de Crusades Tome 2, La Porte d'Hermès, à paraitre en septembre prochain, toujours par Izu, Nikolavitch et Zhang Xiaoyu.

mercredi 3 février 2010

Ultimate power of the Niko

C'est effrayant, quand même, le pouvoir qu'on finit par acquérir sur les gens, sans même le savoir. Dans mon quartier, depuis que les gens savent que "le grand monsieur du 24 dont on se demandait s'il n'était pas au chômage, à force de la voir aller prendre son café au bistrot à n'importe quelle heure, là, eh bien vous savez quoi ? Il fait des livres ! Si, comme je vous le dis !", d'un coup, on me regarde différemment. Et on tend l'oreille quand je dis un truc vaguement intelligent, et on acquiesce d'un air entendu genre "il doit savoir de quoi il cause". C'est un peu comme ça que je m'étais retrouvé bombardé expert sur les bonus d'un DVD de japanime. Ça tombait bien, c'était un super film (Jin Roh, la brigade des loups), mais bon, il suffit de voir ma dévédéthèque pour voir que je suis loin d'être une pointure dans ce domaine. Il y a des Oshii, des Ghibli, et sinon deux ou trois trucs dépareillés grattés chez des éditeurs au fil du temps. Pas de quoi remplir un rayonnage. Mais bon, il paraît que je n'ai pas démérité sur ce bonus, que j'ai pas dit de connerie et que j'avais l'air de savoir de quoi je causais. Me voilà donc expert. Au passage, ça en dit long sur les experts qu'on invite à longueur de plateau télé, tous ces criminologues qui n'ont jamais mis les pieds sur une scène de crime, ces économistes qui n'ont jamais eu à compter leurs sous pour choisir entre manger ce midi là et acheter le dernier Zelazny qui venait de sortir, etc…

Bref. Le pouvoir qu'on a sur les gens. Je m'en suis rendu compte l'autre soir. J'étais en train de deviser tranquillement avec un dessinateur de BD, un type très talentueux et très connu, que je ne nommerai pas parce que le name dropping, c'est vulgaire, mais je suis le premier à reconnaitre que son Siegfried est magnifique. Donc, un verre à la main et quelques considérations banales sur le métier de créateur aux lèvres, j'étais en train de papoter avec cet estimable confrère. Quand un type s'est pointé, des étoiles plein les yeux. Bon, il en voulait à mon interlocuteur, c'était évident. Et c'était le cas, il fit un vibrant éloge du travail du dessinateur avec lequel je discutais. Puis il se tourna vers moi. "Et là, c'est le drame", allez-vous penser, ne niez pas, je connais votre propension au mauvais esprit, bande de crapules. Et en fait, ce fut "et on m'a dit que vous étiez Alex Nikolavitch. Je suis super content de vous rencontrer, j'adore votre style, j'aime beaucoup ce que vous faites". S'ensuivit un genre de panégyrique que je ne citerai pas verbatim, parce que c'est gênant, et d'ailleurs j'ai besoin de personne pour me cirer les pompes, je le fais très bien tout seul, merci, le pouvoir de Barnum est en moi. Bon, je ne nierai pas que ça m'a fait plaisir quand même. D'autant qu'à l'heure qu'il était, on était tous fin cuits.

Ce qui était terrifiant, c'est que ce garçon avait l'air parfaitement sincère. Et qu'en fait, c'était un confrère dont j'avais entendu parler du boulot et qui semble être plutôt bon. "Et là, c'est le drame". Là, vous pouvez le dire, je vous y autorise. Là, ce garçon a tout fracassé, me plongeant dans un abîme de terreur. Car il m'a dit, texto "et du coup, je me suis mis à suivre ton blog (oui, une fois les présentations faites, et compte tenu de l'heure tardive, on était partis à se tutoyer, finalement) et en fait, l'autre jour, du coup, ben ça m'a donné envie de ressortir mes disques de Sting pour les réécouter". Comme ça, paf. Horrible. Vous vous rendez compte ? Le pouvoir colossal que je détiens ? Je donne envie aux gens d'écouter du Sting. Rien que sur le plan purement karmique, les conséquences sont terrifiantes, vous pensez bien. Sting. Putain…

Franchement, ça me fait peur. Faut que je fasse gaffe à ce que j'écris, maintenant.

Bon, je terminerai par un message personnel :

Avec tes conneries, mec, ben du coup, j'ai été l'acheter ce matin, ton album. Je t'enverrai un mot pour te dire ce que j'en pense. Mais ça a l'air vraiment pas mal. La bise, c'était un plaisir.

lundi 1 février 2010

Do geekoids dream of electric myths ?

Même pas eu le temps de me remettre du festival d'Angoulème que j'avais dans ma boite aux lettres le retour de mon contrat signé chez les Moutons Electriques.

Le bouquin s'intitulera Mythe et Super-héros, ce sera une étude fort érudite sur les rapports structurels entre mythe et illustrés modernes (insérez ici un "n'pas" prononcé sur un ton digne et compassé) et ça sortira, si tout va bien, à la rentrée 2010, donc dans pas bien longtemps.

(Le graphiste m'envoie même des trucs absolument supers pour la couve. mais j'attends qu'on ait avancé pour vous montrer ça).